Scrobby est mort, vive mpdscribble !

Si vous avez suivi mes pérégrinations dans le monde des clients LastFM/Libre.FM pour MPD, j’étais passé avec bonheur à Scrobby, un mignon petit démon qui faisait bien son travail sans se faire remarquer.

“Faisait”, car depuis quelques temps je rencontrais un petit bug qui m’obligeait à le redémarrer afin qu’il veuille bien soumettre mes titres.
C’est comme ça que je me suis aperçu que la bête n’était plus maintenue, fini :(

Étant une quiche en prog, impensable pour moi de fouiner dans ses entrailles afin de tenter de résoudre le problème.

J’ai donc sans trop y croire repris mes recherches du nouveau client idéal, mon critère discriminant étant la capacité tourner comme un daemon, propre à Scrobby à l’époque.

Traînant sur la page de référence répertoriant les clients MPD, je me suis aperçu que seul mpdscribble était encore maintenu.
Or, à l’époque, la bête ne tournait pas comme un daemon.

Et en lisant la doc, je me suis aperçu avec bonheur que cette fonction avait été ajoutée depuis :D

Illico, j’installe la bête sur mon Arch, depuis la version à compiler dispo dans AUR.

Génial :D

Une conf claire, le support direct de Libre.FM (ça tombe bien je ne scrobble plus que vers ce site), un fonctionnement impeccable, le top.

Voilà, voilà.

## mpdscribble – an audioscrobbler for the Music Player Daemon.
## http://mpd.wikia.com/wiki/Client:mpdscribble

# HTTP proxy URL.
#proxy = http://the.proxy.server:3128

# The location of the pid file.  mpdscribble saves its process id there.
pidfile = /var/run/mpdscribble.pid

# Change to this system user after daemonization.
daemon_user = mpd

# The location of the mpdscribble log file.  The special value
# “syslog” makes mpdscribble use the local syslog daemon.  On most
# systems, log messages will appear in /var/log/daemon.log then.
# “-” means log to stderr (the current terminal).
log = syslog

# How verbose mpdscribble’s logging should be.  Default is 1.
verbose = 1

# How often should mpdscribble save the journal file? [seconds]
#journal_interval = 600

# The host running MPD, possibly protected by a password
# ([PASSWORD@]HOSTNAME).  Defaults to $MPD_HOST or localhost.
host = localhost

# The port that the MPD listens on and mpdscribble should try to
# connect to.  Defaults to $MPD_PORT or 6600.
#port = 6600

#[last.fm]
#url = http://89.16.177.55/
#username =deK
#password =
# The file where mpdscribble should store its Last.fm journal in case
# you do not have a connection to the Last.fm server.
#journal = /var/cache/mpdscribble/lastfm.journal

#[libre.fm]
url = http://turtle.libre.fm/
username = deK
password = rutabuli78
journal = /var/cache/mpdscribble/librefm.journal

#[jamendo]
#url = http://postaudioscrobbler.jamendo.com/
#username = my_username
#password = my_password
#journal = /var/cache/mpdscribble/jamendo.journal

Le Rock dans tous ses états

Vendredi et Samedi, nous nous sommes rendus à la grand-messe Ébroïcienne de la bonne musique, plus simplement et couramment appelée “Le Rock“.

Une programmation plutôt variée, avec à la clé pas mal de découvertes pour moi, et le plaisir de revoir certains groupes que j’aime.

Ce qui m’a plu ce week-end ?

Vendredi

Ça a commencé avec Java, dommage qu’ils aient été reprogrammés plus tôt, on est arrivés en cours de prestation (comme beaucoup), mais le sexe, l’accordéon et l’alcool sont des valeurs sûres, et ça a déchiré ;)

Ensuite les Naive New Beaters ont bien mis le feu, une jolie découverte pour moi ce groupe un peu déjanté.

Ma grosse claque de la première journée a été Fishbone : je dois dire que je ne connaissais pas, et j’ai été happé par la classe, l’énergie et le talent de ce groupe, tout simplement énorme.

Puis vient la grosse tête d’affiche de la journée, Olivia Ruiz.
Bon, je ne suis pas un grand fan, mais c’était assez sympa, bien que la miss ait un peu péché en rockifiant un peu trop ses instrus, ça a plutôt cassé les mélodies sans ajouter grand chose, et surtout elle n’est vraiment pas restée longtemps :(
Je ne l’attendais pas personnellement donc je ne suis pas déçu, mais ça aurait pu être vraiment beaucoup mieux.

La soirée s’est finie (pour nous) en beauté avec Ghinzu, qui malgré quelques excès au niveau sonore (trop de saturation et son réglé trop fort), nous a bien entrainé.

Samedi

Le lendemain, nous sommes arrivés un poil tard, la prestation d’Orelsan avait déja commencé : ça confirme ce que je pensais déjà de lui, faire un titre très sympa et qui fait le tour du net, ça ne suffit pas pour faire un bon album (le sien est purement à chier) ni assurer en concert (c’était vraiment pas terrible).
Dommage, un peu de rap c’était sympa au milieu du festival (et j’aime beaucoup en général), mais mauvais casting quoi.

Heureusement, la suite était de meilleure augure, avec les Aggrolites, Zone Libre VS Casey (sympathique bien qu’un peu répétitif), the Yeah Yeah Yeahs (même si je n’ai pas particulièrement adoré non plus), …, et enfin, la grosse affiche : Tryo.

Étant fan depuis le premier album, et les ayant déjà vus en concert, je m’attendais à ce que ça soit super bien, et en fait : c’était encore mieux :D
Ils ont bien fait bouger tout le monde, Tryo c’est vraiment une valeur sûre en live, de plus le son était excellemment réglé et l’ambiance était vraiment bonne.
Et super idée de se quitter sur du Daft Punk, chapeau les mecs ;)

Leur prestation terminée, je pensais que l’ambiance allait retomber et que nous allions lentement nous diriger vers la sortie, que nenni.

C’était sans compter les deux bombes mix/électro qui suivaient.

Tout d’abord South Central : des DJs qui ont le feu, qui remixent des valeurs sûres et font sauter sur place tout le public, vraiment énorme (en particulier les mix de Rage Against the Machine et de Prodigy, j’ai surkiffé).

Et enfin DATA (mais pourquoi les DJs ont-ils tous des MacBooks ? :D ), avec son électro bien rythmée et mélodique, nous a fait finir la soirée en beauté.

Le bilan

Une bonne édition j’ai trouvé, avec des hauts et des bas (comme toujours), mais globalement j’ai passé un excellent week-end, merci aux organisateurs, et à l’année prochaine ;)

Libre.fm : un Last.fm libre !

Et oui, un nouveau message ! :D

J’ai quelque peu délaissé le blog ces derniers temps, pas mal de choses à faire, mais aussi une grosse flemme de rédiger mes petites bafouilles, et le cercle vicieux s’est installé …

Mais à partir d’aujourd’hui c’est reparti !

Il y a quelques temps, j’appelais de mes voeux la création d’un équivalent libre à Last.fm ; et bien aujourd’hui, je suis heureux (merci ZorG ;) ) de vous présenter Libre.fm !

Si Libre.fm n’est pas exactement la solution à laquelle je pensais (je suis plutôt partisan d’une solution que l’on peut héberger chez soi, question d’indépendance), c’est déjà super intéressant par rapport à Last.fm.
Last.fm, malgré ses atours de monde communautaire, est un site mercantile par nature, ça se sent de plus en plus, avec l’évolution vers un modèle payant, la pub à outrance … une alternative plus saine se faisait cruellement désirer.

Le site n’en est qu’à ses débuts (il n’a même pas un mois), quelques bugs cosmétiques sont à déplorer, et relativement peu de fonctions sont disponibles.
Mais ça n’est pas un reproche, ils suivent leur roadmap, et force est de constater que la première étape est d’ors et déjà remplie : on scrobble, et ça marche :)

Le parti pris a été d’implémenter l’API Last.fm, afin de scrobbler avec les mêmes logiciels qu’avant (liste de compatibilité) et se placer en concurrence frontale.

Le site est imprégné de philosophie libre/communautaire, chacun peut participer au code, au wiki, et ça risque d’évoluer d’une fort jolie façon :)

Pour ma part, j’ai pu :

Ça fonctionne parfaitement, et j’ai donc dès à présent complètement switché vers Libre.fm.

J’attends avec impatience les nouveautés : il y a du boulot, entre les groupes, les stats détaillées, une BDD complète d’artistes, et des fonctions encore inédites, mais la base est là, et elle fonctionne diablement bien. ;)

Essayez ;)

Aujourd’hui : Scrobby, et mettre à jour son PATH

Scrobby : un client au poil pour Last.FM

Oui, j’utilise Last.FM.

Ça peut sembler paradoxal, sachant qu’habituellement je conchie cordialement tous ces soi-disant “réseaux sociaux”. (facebook en tête de liste)
En fait je n’utilise Last.FM que pour sa fonction de stats musicales centralisées, je trouve ça vraiment sympa.
À vrai dire, je n’ai jamais utilisé la partie “pseudo-sociale”.

Je suis d’ailleurs relativement intéressé par une solution libre reposant sur le même modèle : un client uploadant des infos sur la lecture en cours, exploitées par un serveur les compilant sous forme de stats.
Tout ça pouvant tourner sur un serveur perso, histoire de s’affranchir de la centralisation de ses données sur le serveur d’une société commerciale.

Si quelqu’un connaît quelque chose comme ça, qu’il n’hésite pas à m’en faire part, ça m’intéresse beaucoup.

En attendant cette libération, revenons à Last.FM.

Jusqu’à présent, et depuis que j’utilise MPD, je n’avais pas trouvé de client Last.FM pour MPD que j’ai pu faire fonctionner correctement ; utilisant Sonata comme client de lecture, je m’étais résigné à utiliser sa fonction de scrobbler.
Ça fonctionnait très bien, mais on perd un des avantages de MPD : pouvoir utiliser une myriade de clients différents sans perdre en fonctions. Imaginons que je bascule en console pour utiliser exclusivement NCMPC, je n’exporte plus mes titres en cours vers mes stats Last.FM, ce qui est bête.
Le plus logique est d’avoir un daemon qui joue l’interface entre MPD et Last.FM : c’est propre, pratique, et ça fonctionne avec tous les clients de lecture.

J’avais donc essayé un peu tous les clients de ce type, sans en trouver qui me satisfasse.

Jusqu’à Scrobby.
Disponible dans AUR sous Arch Linux, il est parfait : un fichier de config simple et clair dispo dans /usr/share/doc/scrobby/scrobby.conf.example, est à copier comme /etc/scrobby.conf puis à éditer.
Je ne détaille même pas la config, le fichier parle de lui-même.

On le lance classiquement, c’est un daemon :

# /etc/rc.d/scrobby start

(et on n’oublie pas de l’ajouter aux daemons dans /etc/rc.conf, afin qu’il se lance au démarrage – bien sûr, on l’y inscrit à la suite de MPD, pour qu’il puisse s’y connecter)

Et ça marche.
That’s all !

Mettre à jour son PATH

Petit truc bête qui m’a fait perdre pas mal de temps.

Sur mes Arch, j’ai installé K3B et Kaffeine (les deux seuls softs KDE que je trouve irremplaçables, bien que tournant sous XFCE), et bizarrement ils n’apparaissaient ni dans mon menu de programmes, ni en console dans les commandes disponibles.

Et je n’avais pas fait la relation avec leur attachement à KDE.
En effet, ces programmes ne s’installent pas dans /usr/bin ni /usr/sbin, mais dans /opt/kde/bin.

Une mise à jour de la variable $PATH s’impose donc :

# source /etc/profile

Une déco/reco, et c’est ok !

Ah oui, juste une dernière chose :

Ce soir je suis en vacances \o/